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À quoi ressembleront nos voyages après la COVID-19 ?

6 Jan 2021

Présenté par TravelPerk, la première plateforme de voyages d'affaires.

À quoi ressembleront nos voyages après la COVID-19 ?

La pandémie de coronavirus a changé toutes nos habitudes, et pas seulement à court terme. En dehors du domaine de la santé, où des héros en blouses blanches se battent en première ligne, peu de secteurs ont été autant touchés que celui du voyage. Au sein de mon entreprise, les réservations ont chuté de plus de 95 %. Nous avons donc créé un centre de ressources COVID-19 avec notre personnel de soutien, qui travaille d’arrache-pied pour aider les salariés voyageurs et les administrateurs. Malgré tout, nous ne pouvons ignorer l’ampleur du problème. Les citoyens de pays entiers ont reçu l’ordre de rester chez eux, des compagnies aériennes ont fait faillite, les agences de voyages licencient en masse et les hôtels sont désormais transformés en hôpitaux. Et lorsque les choses commenceront à revenir à la « normale », les voyages, et en particulier les voyages internationaux, auront changé sous bien des aspects. Mais quels sont les principaux changements auxquels nous pouvons nous attendre ?

Quand pourrons-nous à nouveau voyager ?

C’est la question que tout le monde se pose. Et pour faire court, personne ne le sait avec précision. Les voyages reprendront par étapes et la liberté de voyager variera, non seulement selon les pays, mais aussi selon les régions. De nombreuses autres questions sont encore sans réponse et impacteront les déplacements personnels ou professionnels : la distanciation sociale dans les avions est-elle économiquement viable pour les compagnies aériennes ? Les tests de détection d’anticorps sont-ils fiables et si oui, l’immunité au virus est-elle durable ?

Nous avons notre avis sur la question :

  • Il est fort probable que les voyages nationaux reprennent aux alentours d’octobre
  • Il faudra attendre environ 18 mois avant que les voyages internationaux reviennent à la normale

1. Une attente sans précédent au service d’immigration

Nous constatons déjà que certains pays comme la Chine, Singapour et la Corée du Sud parviennent à maîtriser relativement bien l’épidémie. Ils sont désormais davantage préoccupés par de nouvelles infections en provenance d’autres pays. La Corée du Sud, par exemple, impose une quatorzaine à tous les voyageurs en provenance des États-Unis et d’Europe, même s’ils présentent un test négatif à la COVID-19. Les résidents non permanents sont par ailleurs directement envoyés dans une unité d’isolement. Les fabricants de caméras thermiques constatent également une hausse de la demande. Même lorsque les confinements en Europe seront levés et que nous recommencerons à voyager, les pays continueront à tester les arrivants aux frontières. Vous trouviez la file d’attente au contrôle de l’immigration de Charles de Gaulle interminable ? Eh bien, sachez que vous devrez maintenant faire la queue, passer un test de dépistage et attendre les résultats.

2. Le passeport ne suffira plus

Certains pays ne prendront même pas le risque d’effectuer des tests aux frontières, surtout si vous provenez d’un foyer de contamination. Sans certificat d’immunité attestant que vous avez guéri de l’infection ou que vous êtes vacciné(e) contre celle-ci (du moins lorsque les vaccins seront largement disponibles), l’entrée dans le pays pourrait vous être refusée. Des bracelets à codes-barres, comme dans le film Contagion, se profilent également à l’horizon.

À court terme, les voyages se définiront davantage par leur finalité. Tous les voyages d’affaires devront être justifiés par une raison économique afin de réduire le nombre d’employés en déplacement. Les pays n’ouvriront leurs frontières que dans la mesure du raisonnable et lorsqu’il sera effectivement sans danger de laisser passer des voyageurs. Chaque pays pourrait accorder des visas temporaires en réponse à ces nouvelles normes, et imposer de nouveaux documents à présenter lors des voyages.

3. Le coût des voyages selon la période de l’année

Un article très influent de l’Imperial College de Londres affirme que les gouvernements devront alterner confinement et déconfinement afin de maintenir la pression sur le système de santé à un niveau raisonnable. En d’autres termes, les opportunités de voyages se présenteront par créneaux de quelques semaines, voire de quelques jours. Même si les compagnies aériennes cherchent désespérément à reprendre le travail, les sièges disponibles seront limités et les prix pourraient augmenter considérablement pendant ces créneaux.

4. Une reprise inégale

Nous constatons déjà que les facteurs influençant cette pandémie sont nombreux. Entrent en jeu la rigueur et le calendrier des mesures de confinement, la solidité des systèmes de santé, la météo, la chance, mais aussi bien d’autres facteurs. Certains pays et certaines régions se rétabliront d’abord, tandis que les chemins de la reprise ne s’ouvriront qu’ensuite, un par un, pour les autres.

Il est difficile d’imaginer à quoi cela pourrait ressembler, n’est-ce pas ? À titre d’exemple, l’Italie a quelques jours d’avance sur les autres pays européens en ce qui concerne l’ampleur de l’épidémie. Sera-t-elle, pour autant, parmi les premiers pays à rouvrir ses portes comme la Chine ? Ou la sombre époque qu’elle traverse rendra-t-elle les Italiens plus réticents à laisser entrer les étrangers ?

5. Vous ferez vos valises différemment

Avez-vous vu cette vidéo sur TikTok où un homme prend un paquet de lingettes humides pour nettoyer soigneusement sa tablette et son siège avant de s’asseoir pour décoller ? Eh bien, sachez que ce petit geste pourrait bien entrer dans notre vie de tous les jours. Sans aller jusqu’à de tels extrêmes, on nous demande déjà de nous laver les mains, et la seule façon de le faire lorsque nous sommes en déplacement, c’est d’utiliser un gel hydroalcoolique. Nous pourrions même assister à un assouplissement des restrictions sur les liquides dans les bagages à main pour les voyageurs qui souhaiteraient emporter plus de 100 ml, en particulier sur les vols long-courriers.

En plus des kits de voyage contenant du gel hydroalcoolique, nous pouvons facilement prévoir que les voyageurs seront bien plus nombreux à porter un masque. De la même manière que des entreprises comme Away ont créé des bagages de luxe tendance, nous verrons très probablement apparaître des masques de voyage à la mode portés par des Instagramers.

6. Vous cocherez la case « assurance » à chaque fois

Nous sommes tous habitués aux dizaines d’options en supplément proposées à la fin de notre réservation en ligne. Et soyons honnêtes, la plupart d’entre nous ignorent les petites cases d’embarquement rapide, de bagages supplémentaires, de location de voiture ou même de sélection des sièges. Toutefois, il y a dorénavant une petite case que nous ne sauterons plus autant qu’avant : la fameuse assurance annulation. Quoiqu’il en soit, soyez vigilant, car souvent cette « assurance » se révèle insuffisante pour couvrir de nombreux risques, notamment celui d’une pandémie. Les compagnies aériennes et les compagnies d’assurance devront modifier leurs politiques et leurs offres afin de s’adapter à la nouvelle réalité.

Chez TravelPerk, nous avons constaté un réel besoin de flexibilité avant même la crise actuelle. C’est pourquoi nous avons créé FlexiPerk. Une solution alternative et bien meilleure qu’une assurance qui vous permet d’annuler un voyage pour n’importe quelle raison et jusqu’à quelques heures avant le décollage. Nous avons pu observer une demande considérable pour FlexiPerk depuis son lancement, et cette demande a augmenté de façon spectaculaire depuis le début de l’épidémie de COVID-19.

7. Une défiance envers les malades

Les personnes guéries de la COVID-19 et qui ont développé une immunité (si le virus ne mute pas trop) ne voudront même pas voyager avec un rhume. Étant donné la situation actuelle et la conviction avec laquelle le monde adopte la distanciation sociale, il est probable que voyager avec un rhume devienne socialement inacceptable. Une quinte de toux ou un petit éternuement à l’aéroport et vous voilà sujet à des regards acerbes. Je crains que la stigmatisation sociale ne dissuade beaucoup de gens de voyager, et entraîne une augmentation du taux d’absentéisme sur les vols (une fois que les prix seront stables).

8. Avant l’avion, le train

Les voyages intérieurs seront les premiers à reprendre (il n’y a pas de contrôle aux frontières). Et pour beaucoup de pays, le train est l’option privilégiée pour ces déplacements. En plus de pouvoir nous remettre sur les rails — c’était trop tentant — , nous pourrons voyager avec l’esprit plus tranquille. Il y a moins de promiscuité dans les trains que dans les avions et les fenêtres peuvent s’ouvrir. Sans parler du fait que c’est un mode de transport bien plus respectueux de l’environnement. Une fois les confinements levés en Europe, je pense que les gens s’empresseront de prendre le train… tout simplement parce qu’ils le peuvent !

9. La qualité de l’air sera un élément vendeur

Savez-vous quel filtre à air Lufthansa utilise sur ses vols ? Et British Airways ? Korean Air ? Quel modèle d’Airbus a l’air le plus propre ? Les Boeing ont-ils un air plus pur ? Vous n’en savez rien ? Vous ne le savez peut-être pas encore, mais lorsque nous volerons à nouveau, les compagnies aériennes commenceront à louer les louanges de leur système de filtration. Certaines ont déjà commencé à envoyer des e-mails au sujet de leur système actuel pour dissuader les clients d’annuler leur vol. Beaucoup de gens se poseront la même question d’ici la fin de l’année : à bord d’un avion, l’air est-il vraiment de bonne qualité ?

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